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Luxembourg·mercredi 9 septembre 2026·Flux RSS

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Luxembourg Future Fund 3 : 270 millions d'euros, qui peut vraiment en bénéficier

Le Luxembourg Future Fund 3, doté de 270 millions d'euros, a été lancé le 4 septembre 2026. Il ne finance pas les startups directement : voici qui peut réellement toucher ces fonds, et comment.

Bureaux modernes avec écrans affichant des graphiques financiers, mains sur un clavier, ambiance sobre B2B
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Le Luxembourg Future Fund 3 (LFF3), doté de 270 millions d'euros, a été présenté le 4 septembre 2026 par les ministères des Finances et de l'Économie, la SNCI, la BEI et le FEI. Contrairement à ce que son nom suggère, ce fonds ne verse pas d'argent directement aux startups : il finance des fonds de capital-risque, de capital-investissement et, nouveauté, de dette privée établis au Luxembourg.

Un fonds de fonds, pas un guichet pour startups

Le LFF3 fonctionne selon un mécanisme dit « fonds de fonds » : la SNCI et le FEI n'investissent pas dans les entreprises innovantes elles-mêmes, mais dans les véhicules d'investissement qui, eux, financent ensuite ces entreprises. Le capital de 270 millions d'euros se répartit entre 180 millions apportés par la SNCI et 90 millions par le Fonds européen d'investissement, selon le communiqué du gouvernement luxembourgeois et Silicon Luxembourg. Pour être soutenu, un fonds de capital-risque ou de capital-investissement doit déjà être établi au Luxembourg, ou s'engager à y implanter son équipe. C'est le critère d'éligibilité central, et il détermine toute la mécanique du dispositif en aval.

LFF3 face à LFF1 et LFF2 : ce qui change concrètement

Le LFF3 succède au LFF2 (200 millions d'euros) et au LFF1 (150 millions d'euros), avec une capacité en hausse à chaque génération, selon Silicon Luxembourg. Deux évolutions structurelles méritent l'attention des professionnels du secteur.

FondsCapitalParticularité
LFF1150 M€Capital-risque et capital-investissement, gestion déléguée au FEI
LFF2200 M€Mêmes classes d'actifs, montée en puissance du dispositif
LFF3270 M€Ajout de la dette privée, la SNCI investit désormais en nom propre

La grande nouveauté du LFF3 tient à l'arrivée de la dette privée comme classe d'actifs éligible, aux côtés du capital-risque et du capital-investissement, selon Silicon Luxembourg et Chronicle.lu. Concrètement, cela ouvre une option de financement non dilutif pour les entreprises innovantes qui, jusqu'ici, devaient composer uniquement avec des tours de table en fonds propres. Autre changement notable : la SNCI investit désormais en son nom propre plutôt que de déléguer entièrement la gestion au FEI, ce qui lui donne un rôle plus direct dans le choix des fonds soutenus.

Pour un fondateur luxembourgeois : cibler les bons fonds, pas le LFF3 lui-même

Un point à intégrer immédiatement : un fondateur ne peut pas déposer de dossier auprès du LFF3, puisque le fonds n'investit jamais directement dans une entreprise. L'action concrète consiste plutôt à identifier quels fonds de capital-risque ou de dette privée luxembourgeois sont susceptibles d'être soutenus par le LFF3, puis à les cibler en priorité lors d'une levée de fonds. Ces fonds bénéficient d'une capacité d'investissement renforcée grâce à l'apport de la SNCI et du FEI, ce qui en fait des interlocuteurs naturels pour toute entreprise opérant dans les secteurs prioritaires identifiés par le gouvernement :

  • Cybertech, deeptech, fintech, healthtech, proptech, spacetech, greentech/cleantech et transport, selon le communiqué de gouvernement.lu.

Pour un fondateur dans l'un de ces secteurs, la démarche pratique est donc de cartographier les fonds de capital-risque actifs au Luxembourg, de vérifier leur historique d'investissement et, le cas échéant, d'interroger directement leurs gestionnaires sur un éventuel soutien du LFF3 en cours de négociation.

Pour un gérant de fonds : se rapprocher de la SNCI et du FEI

Côté gestion de fonds, le critère décisif reste l'implantation : un gérant de fonds qui souhaite être éligible au LFF3 doit démontrer que son équipe est basée au Luxembourg, ou qu'elle s'engage formellement à s'y implanter, selon gouvernement.lu et Silicon Luxembourg. L'ajout de la dette privée comme classe d'actifs élargit par ailleurs le type de véhicules susceptibles d'être approchés, au-delà des seuls fonds de capital-risque classiques. La prise de contact passe par la SNCI, qui investit désormais en nom propre, et par le FEI pour la partie historiquement déléguée. Les modalités précises de candidature ne sont pas détaillées dans le communiqué de lancement : les gérants de fonds intéressés doivent se référer directement au communiqué officiel du gouvernement pour les critères complets et la procédure à suivre.

Ce qu'il faut retenir avant d'agir

Gilles Roth, ministre des Finances, et Lex Delles, ministre de l'Économie, ont présenté le LFF3 comme un outil destiné à ancrer des activités innovantes et des emplois qualifiés au Luxembourg, selon gouvernement.lu. Pour les décideurs luxembourgeois, la ligne à retenir est simple : le LFF3 agit en amont, sur les fonds, pas en aval sur les entreprises, et son efficacité dépendra de la capacité des fonds locaux à mobiliser ce capital vers les secteurs prioritaires annoncés. Ce dispositif ne constitue pas un conseil de financement individualisé : toute entreprise ou tout gérant de fonds souhaitant s'engager dans cette voie doit vérifier les critères d'éligibilité exacts auprès des sources officielles avant toute démarche.